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November 2000

Une aide à domicile pour soulager les jeunes parents


La fédquiération départementale des Aides à domicile en milieu rural 47 a lancé des bons cadeaux d’heures de ménage ou repassage à offrir aux nouveaux parents.

Bébé vient d’arriver !

C’est l’occasion de faire un cadeau utile à la jeune maman. En s’adressant à une ADMR, il est possible d’obtenir des tickets « Bienvenue Bébé » qui sont autant de services permettant à la maman un retour serein à la maison.  Une aide à domicile prenant en charge  ménage et repassage; elle peut s’occuper des aînés…

 

L’ADMR toujours au plus près des familles


 

Le public a été particulièrement attentif aux propositions avancées./ Photo DDM H.N.

Le public a été particulièrement attentif aux propositions avancées./ Photo DDM H.N.

    Dernièrement, c’est à Andiran que s’est tenue l’assemblée générale de l’ADMR de Nérac animée par Pierre Dagras, président et par Rose-Marie Lainard, présidente de la fédération départementale de l’ADMR. Cette année, bien que « L’Admr, à Nérac, ça marche », aux dires de son président Pierre Dagras, deux choses le tracassent: « Notre association est une entreprise qui répond bien aux besoins des familles dans son milieu. Toutefois, la diminution du nombre d’heures constatée est simplement due au fait du désengagement de certains de nos financeurs, particulièrement de mutuelles, préférant proposer l’intervention à des structures fonctionnant à moindre coût sans se poser, jamais, la question de la qualité et du sérieux du service rendu. D’autre part, la prise en charge par les organismes de sécurité sociale ou le Conseil général est la même pour tous. Mais toute une liste de charges que nous avons et que les autres n’ont pas, de par la loi, mais aussi de leur propre fait, nous pénalise, ce qui est inadmissible. Je citerai en exemple les déplacements, les amplitudes horaires, les heures de garde, les heures de nuit… Mais ceci n’entame pas notre souci de la qualité du service rendu. ». Poursuivant le rapport moral, le président propose une mutualisation des moyens: « Travailler ensemble sur les échanges d’expériences, sur les formations possibles à réaliser sur place, sur les économies d’échelle en matière d’organisation du travail… Nos associations d’aide à domicile auraient beaucoup à y gagner; nous, nous y sommes prêts. ».

DES BESOINS ET DES PROJETS BIEN CONCRETS

Mais l’ADMR ne fait pas que des constats, elle a aussi ses projets; le plus actuel est l’opération « Bienvenue Bébé », permettant à tout un chacun d’acheter une ou plusieurs heures de ménage à l’ADMR pour en faire profiter la maman de son choix; un cadeau original et utile. L’autre projet concerne la lutte contre l’isolement de nos aînés « Ce mal qui ronge notre société et qui se développe sans cesse. »; une alternative, le projet de Maison de jour du Fréchou est à l’étude. Au moins une cinquantaine de personnes âgées du secteur d’activité sont concernées.

Médaille du travail

C Alexis site 02

 A l’issue de cette assemblée générale, Claudine Alexis, auxiliaire de vie,   se voyait remettre la médaille du travail par Rose-Marie Lainard, présidente de la fédération départementale de l’ADMR avec les félicitations du président, Pierre Dagras.

Publié dans La Dépèche du Midi le 11/09/2013

Assemblée générale


Nérac. L’Admr à Nérac, ça marche, mais pour combien de temps encore? 

L. Lousteau, N.Lacombe, P.Dagras, M.Palaze, S.Vallet./Photo H.N.

Vendredi 14 septembre 2012, l’ADMR de Nérac tenait son assemblée générale à l’Espace d’Albret, à Nérac. Dans son rapport moral, le président Pierre Dagras faisait état de l’évolution des demandes de services et de celle des financements. Inquiet, il observait:  »La question de la place des vieux dans notre société n’a toujours pas été définie et assumée. Au point que nous sommes le seul pays civilisé ayant introduit la discrimination de l’âge dans la compensation des situations de handicap. L’évolution inéluctable du nombre de personnes à aider, âgées ou handicapées, une population de plus en plus âgée et de plus en plus nombreuse ont de quoi inquiéter d’autant plus qu’en face, les financeurs ne peuvent plus raisonnablement suivre; engrenage infernal donc. ». Le ton était donné, interpellant les intervenants, Lucette Lousteau, députée d’Agen-Nérac, Nicolas Lacombe, maire et conseiller général de Nérac, qui ont réitéré leur soutien. Nicolas Lacombe soulignait l’intervention de la commune:  »La mairie abrite gratuitement le service administratif de l’ADMR et est intervenue en faveur de l’augmentation à 18,50 € du taux horaire versé par le Conseil général. Nous apprécions aussi les dernières mesures sociales novatrices prises par les gestionnaires, garantissant aux salariés, intervenant à domicile, un salaire fixe et donc une sécurité vis à vis des partenaires économiques. ». De plus, la qualité a un coût, en effet, 450 personnes bénéficient des services de 55 agents qualifiés, qui suivent régulièrement des formations dans des domaines: techniques, hygiène, sécurité, communication… à charge de l’association.

LES SOLIDARITES DOIVENT L’EMPORTER SUR LES EGOÏSMES

« Quand nous voyons les demandes du « toujours plus » de certaines catégories de personnel, les solidarités devant l’emporter sur la recherche effrénée des égoïsmes individuels, nous sommes, non pas à un tournant, mais à un changement d’époque pour l’Aide à domicile. Il ne s’agit pas de revenir en arrière, de copier les anciens, mais de retrouver leur esprit. L’Admr à Nérac, ça marche donc, mais pour combien de temps encore? », s’interrogeait le président.

IL NOUS FAUT ANTICIPER, FACILITER LES INTERVENTIONS

Lucette Lousteau, Député du secteur, ne manquait pas de souligner sa sensibilité particulière à la Dépendance:  »Bien avant mon mandat actuel, je me suis rendue compte, en traitant le dossier de l’APA au conseil général, des difficultés à trouver les financements adaptés. En moi, pour cette raison, vous trouverez toujours une personne attentive pour vous aider à trouver une solution. Vous avez raison de consolider la formation des salariés pour garantir la qualité des services mais en amont, il nous faut développer la prévention par des logements plus adaptés aux handicaps, en rendant les accès plus faciles, au rez de chaussée plutôt qu’à l’étage… En installant des dispositifs renforçant la sécurité, facilitant les déplacements mais aussi l’entretien des logements… ». La question du financement reste tout de même la pierre angulaire d’achoppement, de plus en plus prégnante.

Henri Nouilhan

La Dépêche du Midi