L'aide aux familles en danger

Pierre Dagras, président de l'ADMR de Nérac, alerte sur la suppression des aides financières auxquelles peuvent prétendre les seniors pour la prestation d'aide à domicile

L’aide aux familles en danger


PAP  Pierre DL’Union nationale ADMR et les trois autres fédérations nationales ont mis en place une pétition en ligne afin de mobiliser le public pour la défense de l’aide à domicile. Le texte rappelle que, sans attendre la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement dont l’entrée en vigueur est prévue en 2015, l’urgence reste d’accroître les financements publics pour améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie et de stopper la précarisation des salariés du secteur en augmentant la valeur du point (salaires gelés depuis 2009). Actuellement déjà, des usagers se voient réduire ou supprimer la prise en charge octroyée par certaines caisses de retraite (à lire dans une prochaine édition). Le président de l’ADMR à Nérac rappelle que l’aide à domicile est un service ou une prestation, « c’est une démarche globale auprès de personnes fragiles », le gouvernement affirmant qu’elle remplit une mission de service public.

La suppression de l’aide entraîne la perte d’autonomie

« Sans cette aide, les personnes vulnérables chez qui nous intervenons peuvent perdre en autonomie et en liberté d’action ». Il insiste sur le fait que l’aide à domicile est une des bases de la solidarité nationale. Mais le système n’est pas au mieux de sa forme et du fait de la diminution des prises en charge, les « restes à charge » sont de plus en plus lourds. Des personnes aidées sont obligées d’abandonner le service, faute de moyens. Ce qui peut entraîner une hospitalisation et donc des frais plus coûteux pour la société. Pierre Dagras se souvient qu’en 1973, lorsque l’association a vu le jour, il était déjà question d’une loi sur le vieillissement et de prestation légale. « Actuellement, nous sommes dans l’extralégal, ça fonctionne sur la bonne volonté des donneurs d’ordre, caisses de retraite, caisses médicales, conseil général. Il faut sortir de ce système. L’allongement de la durée de vie fait que les candidats à l’aide à domicile sont plus nombreux. Le problème de la place des anciens dans la société se pose. Aussi, l’ADMR de Nérac met en place aujourd’hui 12 novembre un groupe de visiteuses qui iront systématiquement, tout au long de l’année, chez les personnes isolées pour créer du lien, comme le fait la mairie en période de canicule ou de froid. A Nérac, 350 personnes bénéficient de nos services. Déjà 10 % ont reçu des refus de renouvellement d’aide financière », explique le président Dagras. Reconnaissance des aînés, maintien à domicile en toute autonomie, c‘est le but que cherche à atteindre l’ADMR. Elle vous invite à signer la pétition en ligne : http://chn.ge/177UCj0

Cathy Montaut