Assemblée générale

Le financement de l'aide à domicile est une question qui interroge de plus en plus tous les acteurs sociaux et pas seulement, les familles ainsi que les salariés du secteur des services.

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Nérac. L’Admr à Nérac, ça marche, mais pour combien de temps encore? 

L. Lousteau, N.Lacombe, P.Dagras, M.Palaze, S.Vallet./Photo H.N.

Vendredi 14 septembre 2012, l’ADMR de Nérac tenait son assemblée générale à l’Espace d’Albret, à Nérac. Dans son rapport moral, le président Pierre Dagras faisait état de l’évolution des demandes de services et de celle des financements. Inquiet, il observait:  »La question de la place des vieux dans notre société n’a toujours pas été définie et assumée. Au point que nous sommes le seul pays civilisé ayant introduit la discrimination de l’âge dans la compensation des situations de handicap. L’évolution inéluctable du nombre de personnes à aider, âgées ou handicapées, une population de plus en plus âgée et de plus en plus nombreuse ont de quoi inquiéter d’autant plus qu’en face, les financeurs ne peuvent plus raisonnablement suivre; engrenage infernal donc. ». Le ton était donné, interpellant les intervenants, Lucette Lousteau, députée d’Agen-Nérac, Nicolas Lacombe, maire et conseiller général de Nérac, qui ont réitéré leur soutien. Nicolas Lacombe soulignait l’intervention de la commune:  »La mairie abrite gratuitement le service administratif de l’ADMR et est intervenue en faveur de l’augmentation à 18,50 € du taux horaire versé par le Conseil général. Nous apprécions aussi les dernières mesures sociales novatrices prises par les gestionnaires, garantissant aux salariés, intervenant à domicile, un salaire fixe et donc une sécurité vis à vis des partenaires économiques. ». De plus, la qualité a un coût, en effet, 450 personnes bénéficient des services de 55 agents qualifiés, qui suivent régulièrement des formations dans des domaines: techniques, hygiène, sécurité, communication… à charge de l’association.

LES SOLIDARITES DOIVENT L’EMPORTER SUR LES EGOÏSMES

« Quand nous voyons les demandes du « toujours plus » de certaines catégories de personnel, les solidarités devant l’emporter sur la recherche effrénée des égoïsmes individuels, nous sommes, non pas à un tournant, mais à un changement d’époque pour l’Aide à domicile. Il ne s’agit pas de revenir en arrière, de copier les anciens, mais de retrouver leur esprit. L’Admr à Nérac, ça marche donc, mais pour combien de temps encore? », s’interrogeait le président.

IL NOUS FAUT ANTICIPER, FACILITER LES INTERVENTIONS

Lucette Lousteau, Député du secteur, ne manquait pas de souligner sa sensibilité particulière à la Dépendance:  »Bien avant mon mandat actuel, je me suis rendue compte, en traitant le dossier de l’APA au conseil général, des difficultés à trouver les financements adaptés. En moi, pour cette raison, vous trouverez toujours une personne attentive pour vous aider à trouver une solution. Vous avez raison de consolider la formation des salariés pour garantir la qualité des services mais en amont, il nous faut développer la prévention par des logements plus adaptés aux handicaps, en rendant les accès plus faciles, au rez de chaussée plutôt qu’à l’étage… En installant des dispositifs renforçant la sécurité, facilitant les déplacements mais aussi l’entretien des logements… ». La question du financement reste tout de même la pierre angulaire d’achoppement, de plus en plus prégnante.

Henri Nouilhan

La Dépêche du Midi

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